Pour éviter d'incessants flash-backs, je vais commencer par le début
Je me suis décidé à devenir infirmier lors de ma seconde année de terminale, lors d'une introspection importante, en plein carrefour de la vie.
J'avais usé de toutes les idées que nous avons tous eu enfants (archéologie, vétérinaire, footballeur, aviateur), et j'étais fixé sur l'informatique, domaine assez large et sans grands débouchés pour le niveau auquel je prétendais. C'est donc après l'échec de ma première terminale, et surtout en milieu de ma deuxième, où je me suis décidé : infirmier.
Bien que le milieu médical ne m'était pas trop inconnu (mère auxiliaire de puériculture, tante infirmière, marraine infirmière, ...), j'avais une vision assez caricaturale du métier : on panse, on fait des piqûres, on est entouré de femmes, on est sérieux, on gagne de l'argent !
C'est donc dans la foulée de mon bac scientifique (qui au passage ne m'aura servi à rien), d'un examen écrit et de 2 entretiens que je me suis retrouvé 6 mois plus tard à l'école d'infirmière. Ma première désillusion, certes minime, est que nous sommes 20 jeunes hommes, et 90 jeunes filles, donc pour le coq de la basse court, c'est foutu ! Plus sérieusement, le premier stage se passe très bien, je me sens à l'aise et j'assure un bonne première pratique. C'est un peu le résumé de mes études, un poisson dans l'eau. Je bosse les cours sans vraiment bosser, je lis la veille des modules, je prépare consciencieusement mes pratiques, mes référents de stage sont en général très sympathiques et ultra compétents. En somme, tout se déroule bien. Le seul bémol réside dans le fait que nous avons subi une pression énorme pendant 3 ans et demi par la directrice de l'IFSI et le corps enseignant, à la limite du légal (par preuve la condamnation il y a 2 ans de la directrice de l'établissement pour harcèlement moral sur des cadres formateurs, malheureusement, aucun ancien élève n'a jamais osé réaliser cette démarche).
Je sors donc en mai 2004, le diplôme infirmier en poche, avec une certitude, je ne travaillerai jamais à l'hôpital.
Je vous souhaite bien le bonjour cher docteur...
allez viens faire un tour dans mon univers, l'alchimie est de rigueur alors pose ta blouse. A bientôt. Chevalier Ségur